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XYLOCAINE VISQUEUSE



lidocaïne


IDENTIFICATION DU MEDICAMENT

FORMES ET PRÉSENTATIONS

Gel oral, tube de 100g. Boîte de 1 tube.

COMPOSITION
CHLORHYDRATE DE LIDOCAINE ................................................................................................................. 2,14 g

(Quantité correspondante en chlorhydrate de lidocaïne anhydre ........................................................................ 2,00 g

Excipients : cyclamate de sodium, parahydroxybenzoate de méthyle sodé (E 219), parahydroxybenzoate de propyle sodé (E 217), carmellose sodique, concentré naturel de framboise, concentré naturel de fraise des bois, eau purifiée.

Pour 100 g de gel

CLASSE PHAMACOTHERAPEUTIQUE
ANESTHESIQUE LOCAL (N: système nerveux central)

INDICATIONS

- Traitement des douleurs de la bouche, de l'oesophage ou de l'estomac,
- En anesthésie locale avant un examen du tube digestif.

POSOLOGIE ET MODE D'ADMINISTRATION

POSOLOGIE

• Douleur du tube digestif :

1 cuillère à dessert soit 10 ml ou 200 mg ou 1 cuillère à soupe soit 15 ml ou 300 mg par prise, sans dépasser 3 prises par jour, au moment des douleurs. En cas de douleurs de l'oesophage ou de l'estomac, avaler immédiate¬ment suite à la prise de XYLOCAINE® VISQUEUSE 2% gel oral un demi-verre d'eau afin d'éviter l'anesthésie des muqueuses buccales et de la glotte qui pourrait alors être à l'origine d'une « fausse route ».
• Explorations du tube digestif :

1 cuillère à dessert soit 10 ml ou 200 mg ou 1 cuillère à soupe soit 15 ml ou 300 mg. Répartir avec la langue le produit dans la cavité buccale et avaler lentement sans absorber d'eau. Attendre 2 heures avant toute ingestion.

MODE ET VOIE D'ADMINISTRATION

Voie orale 

CONTRE-INDICATIONS

• Chez l'enfant.

• Réactions allergiques à la lidocaïne ou aux parahydroxybenzoates de méthyle ou propyle.

• Porphyries.

• Epilepsie non contrôlée par un traitement.

MISES EN GARDE et PRÉCAUTIONS D'EMPLOI

MISES EN GARDE

Ce médicament entraîne une anesthésie de l'arrière gorge et peut faciliter les "fausses routes" et des morsures graves de la langue et des joues. Après une anesthésie bucco-pharyngo-laryngée, EVITER TOUTE ALIMENTATION SOLIDE OU LIQUIDE PENDANT 2 HEURES.

PRÉCAUTIONS D'EMPLOI
• Tenir compte d'un risque de passage dans le sang plus rapide et plus important de la lidocaïne en cas de lésion des muqueuses.

• Eviter de faire l'anesthésie dans une zone infectée ou inflammée.

L'absorption par les muqueuses est variable, augmente avec le temps de contact et la dose administrée. En conséquence, des administrations de plus d'une cuillerée à soupe (300 mg), ne respectant pas le mode d'administration ou trop rapprochées peuvent aboutir à des concentrations plasmatiques rapidement augmentées ou excessives, avec un risque accru de symptômes de toxicité neurologique (convulsions) ou cardiaque. Dans cette situation, une attention particulière est nécessaire chez des patients pouvant présenter une susceptibilité plus grande en raison de maladies associées ou des circonstances de l'anesthésie (epilepsie, insuffisance cardiaque, insuffisance hépatique sévère, acidité élevée du sang, excès de gaz carbonique dans le sang, gestes nécessitant une anesthésie générale conjointe ou l'utilisation de plusieurs formes galéniques de la lidocaïne). Chez les patients traités par des anti-arythmiques, du fait de l'additivité des effets cardiaques, une surveillance étroite est nécessaire.

SURDOSAGE
Dans les conditions normales d'utilisation, aucun effet de surdosage n'a été rapporté. Toutefois, dans les cas ou une dose supérieure aux doses préconisées était administrée, les manifestations de toxicité neurologiques ou cardiovasculaires peuvent apparaître.

Symptômes de surdosage :

Nervosité, agitation, bâillements, tremblements, contractions musculaires involontaires, appréhension, mouvements involontaires des yeux, besoin irrésistible de parler, céphalées, nausées, bourdonnements d'oreilles.
Lorsque ces signes apparaissent, des mesures correctrices rapides doivent être prises pour prévenir l'apparition de convulsions. Les autres symptômes sont respiratoires (troubles du rythme respiratoire pouvant conduire à un arrêt respiratoire) et cardiovasculaires (effet inotrope négatif, bradycardie et hypotension artérielle).
Le traitement de la toxicité aiguë devra être instauré dès qu'apparaissent des dystonies. Il est nécessaire d'avoir à disposition immédiate des médicaments et du matériel de réanimation.
Le traitement a pour objectif de maintenir l'oxygénation, d'arrêter les convulsions et de maintenir l'hémodynamique.
De l'oxygène doit être administré et une ventilation assistée mise en route si nécessaire. Un anticonvulsivant devra être administré par voie intraveineuse si les convulsions ne s'arrêtent pas spontanément. L'injection intraveineuse de 2 à 4 mg/kg de thiopental interrompra rapidement les convulsions. On peut également utiliser 0,1 mg/kg de diazépam ou 0,05 mg/kg de midazolam par voie intraveineuse. La succinylcholine intraveineuse (50 à 100 mg) arrêtera rapidement les contractions musculaires, mais le patient nécessitera une ventilation assistée et une intubation trachéale.
S'il apparaît une dépression cardiovasculaire (hypotension artérielle, bradycardie), 5 à 10 mg d'éphédrine seront injectés par voie intraveineuse et répétés si nécessaire au bout de 2 à 3 minutes.

CONDUITE ET UTILISATION DE MACHINES
Ce produit peut modifier les capacités de réaction pour la conduite de véhicules ou l'utilisation de machines. Il est recommandé de ne pas conduire dans les heures suivant l'utilisation de ce médicament.

SPORTIFS

Attention, ce médicament contient de la lidocaïne qui est inscrite sur la liste des substances dopantes.

INTERACTIONS

Ce médicament doit être utilisé avec précaution et sous surveillance étroite chez les patients recevant d'autres anesthésiques locaux ou certains antiarythmiques en raison d'une majoration de la toxicité.

GROSSESSE et ALLAITEMENT

Ce médicament peut être utilisé au cours de la grossesse quel qu'en soit le terme.

L'allaitement est possible au décours d'une anesthésie locale des muqueuses de la bouche.

EFFETS INDÉSIRABLES

• Les réactions allergiques (choc anaphylactique dans les cas les plus sévères) aux anesthésiques locaux à liaison amide sont rares. Ces réactions peuvent être également dues à l'un des conservateurs.
• Des réactions toxiques, témoignant d'une concentration anormalement élevée d'anesthésique local dans le sang, peuvent apparaître soit immédiatement dû à un passage intraveineux accidentel, soit plus tardivement dû à l'utilisation d'une trop grande quantité d'anesthésique

Voir aussi: