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LEVOTHYROX

    MERCK
    LEVOTHYROX

    Lévothyroxine sodique.


    IDENTIFICATION DU MEDICAMENT

    FORMES ET PRÉSENTATIONS

    Comprimés blancs sécables dosés à 25 µg, 50 µg, 75 µg, 100 µg, 125 µg, 150 µg, 175 µg, 200 µg
    en boîte de 28 comprimés sous plaquettes thermoformées (Polypropylène/Aluminium).

    COMPOSITION
    Lévothyroxine sodique (DCl) : 25 µg -50 µg - 75 µg -100 µg -125 µg -150 µg -175 µg - 200 µg par comprime de 100 mg. Excipients : lactose monohydraté, amidon de maïs, gélatine, croscarmellose sodique, stéarate de magnésium.

    CLASSE PHAMACOTHERAPEUTIQUE
    Hormone thyroïdienne

    INDICATIONS

    - Hypothyroidies.

    - Circonstances, associées ou non à une hypothyrdidie, où il est nécessaire de freiner la TSH.

    POSOLOGIE ET MODE D'ADMINISTRATION

    POSOLOGIE

    - HYPOTHYROIDIES

    Les doses administrées varient suivant le degré d'hypothyroïdie, l'âge du patient et la tolérance individuelle.
    L'hypothyroïdie étant dans la majorité des cas une maladie définitive, le traitement devra être poursuivi indéfiniment.
    Chez l'adulte :

    - En général, l'hormonothérapie substitutive requiert en moyenne 100 à 150 µg en une seule prise le matin à jeun.

    - Cette posologie devra être établie progressivement en débutant, par exemple, par 25 µg par jour ; la dose quotidienne sera ensuite augmentée de 25 µg par palier d'une semaine environ.

    - Des schémas posologiques plus progressifs peuvent aussi être proposés, en particulier en cas d'insuffisance cardiaque ou coronarienne, de troubles du rythme et chez le sujet âgé, où il convient alors de commencer le traitement à des doses plus faibles et de respecter des paliers plus progressifs.

    - Dans les hypothyroïdies aiguës post-chirurgicales, en l'absence de pathologie cardiaque sous-jacente, le traitement peut être institué d'emblée à 1 µg/kg/jour en substitution simple et à 2 µg/kg/jour en traitement à visée freinatrice (en adaptant la dose par la suite).
    - Les posologies moyennes sont de 1,7 µg/kg/jour pour les traitements substitutifs et de 2,1 à 2,5 µg/kg/jour pour les traitements freinateurs.

    - En association aux antithyroïdiens de synthèse dans le traitement de la maladie de Basedow, la posologie est de 25 à 125 µg à adapter aux résultats biologiques.

    - Dans tous les cas, la posologie est à adapter selon les résultats de la TSH, associée à la T4 libre après environ 5 semaines de prise à la posologie constante (au minimum). La surveillance des malades sera effectuée sur la clinique avec recherche des signes de surdosage (nervosité, tachycardie, insomnie) et sur la biologie. A l'équilibre, si l'état clinique est stable, un dosage une ou deux fois par an est suffisant.

    Chez l'enfant :

    Ce traitement est réservé à l'enfant pouvant ingérer des comprimés. La posologie est de 100 µg/m2 de surface corporelle/jour (la posologie ne devrait pas dépasser 50 à 100 µg/jour) et est à adapter en fonction des résultats biologiques.

    MODE D'ADMINISTRATION

    En une seule prise le matin à jeun.

    CONTRE-INDICATIONS

    - Enfant ne pouvant ingérer des comprimés.

    - Hyperthyroïdie en l'absence de traitement par antithyroidiens de synthèse.

    - Ce médicament est généralement déconseillé en cas de cardiopathies décompensées, coronaropathies et troubles du rythme non contrôlés.

    MISES EN GARDE et PRÉCAUTIONS D'EMPLOI

    MISES EN GARDE

    • L'obésité sans hypothyroïdie n'est pas une indication des hormones thyroïdiennes utilisées seules ou en association. Leur administration à des doses importantes ou en association avec des substances amphétaminiques peut être dangereuse.

    • L'efficacité du traitement et les éventuels signes d'intolérance n'apparaissent qu'après un temps de latence de l'ordre de 15 jours à un mois.

    PRÉCAUTIONS D'EMPLOI
    • La qualité de l'équilibre thérapeutique doit être contrôlée par une évaluation endocrinologique adéquate.

    • En cas de pathologie cardiaque équilibrée par le traitement (troubles coronariens, troubles du rythme), l'indication est à discuter au cas par cas. Si le traitement est institué, la substitution est limitée à l'obtention d'une TSH dans les valeurs normales hautes. La surveillance des sujets doit être particulièrement attentive.

    • S'il existe un risque d'insuffisance corticosurrénale (en particulier en cas d'hypothyroïdie d'origine hypophysaire), le traitement par hydrocortisone doit être institué préalablement.

    INTERACTIONS

    Nécessitant des précautions d'emploi:

    + Anticoagulants oraux : augmentation de l'effet de l'anticoagulant oral et du risque hémorragique (augmentation du métabolisme des facteurs du complexe prothrombinique).
    Contrôle plus fréquent de l'INR. Adaptation éventuelle de la posologie de l'anticoagulant oral lors de l'instauration du traitement d'une hypothyroïdie ou d'un surdosage en hormones thyroïdiennes. Un tel contrôle n'est pas nécessaire chez les patients sous traitement thyroïdien substitutif stable.

    + Colestyramine : diminution de l'activité des hormones thyroïdiennes (réduction de leur absorption intestinale). Prendre la colestyramine à distance des hormones thyroïdiennes (plus de 2 heures si possible).

    + Inducteurs enzymatiques (carbamazépine, phénobarbital, phénytoïne, primidone, barbituriques) ; griséofulvine ; rifampicine ; décrit pour la phénytoïne, la rifampicine et la carbamazépine.
    Risque d'hypothyroïdie clinique chez les patients hypothyroïdiens par augmentation du métabolisme de la T3 et de la T4.
    Surveillance des concentrations sériques de T3 et de T4 et adaptation, si besoin, de la posologie des hormones thyroïdiennes pendant le traitement par l'inducteur enzymatique et après son arrêt.
    + Fer (sels) voie orale : diminution de l'absorption digestive de la lévothyroxine. Prendre la lévothyroxine à distance de ces produits (plus de 2 heures, si possible).

    + Kayexalate, sucralfate, topiques gastro-intestinaux: diminution de l'absorption digestive de la lévothyroxine. Prendre la lévothyroxine à distance de ces produits (plus de 2 heures, si possible).

    GROSSESSE et ALLAITEMENT

    Grossesse : la lévothyroxine passe, très peu, à travers le placenta et son administration est dépourvue de conséquences foetales. Le traitement par hormones thyroïdiennes doit être impérativement poursuivi pendant toute la grossesse. Il est recommandé de renforcer la surveillance clinique et biologique plus particulièrement en début de grossesse et d'adapter le traitement si nécessaire.

    Allaitement : l'allaitement est possible en cas de traitement par hormones thyroïdiennes.

    EFFETS INDÉSIRABLES

    - Aggravation de toute cardiopathie (insuffisance cardiaque, angor, troubles du rythme...).
    - Des signes d'hyperthyroïdie, tels que tachycardie, tremblements, troubles du rythme cardiaque, insomnie, excitabilité, élévation de la température, sueurs, amaigrissement rapide, diarrhée, doivent faire pratiquer un dosage hormonal, diminuer ou interrompre quelques jours le traitement qui sera repris ensuite à doses plus faibles.
    - Chez l'enfant, possibilité d'hypercalciurie.

    SURDOSAGE

    Il s'agit, en général, d'une intoxication aiguë réalisant le tableau de la crise thyréotoxique, pouvant se limiter à une tachycardie, selon les doses, et survenant entre le 3e et le 5e jour. Il est nécessaire dans ce cas de suspendre le traitement pendant quelques jours.

    Traitement : bêtabloquants, sédatifs.

    PHARMACODYNAMIE

    Hormone thyroïdienne, chimiquement définie sous sa forme naturelle L plus active que la forme D.

    La lévothyroxine augmente essentiellement la consommation tissulaire d'oxygène, le métabolisme de base, le rythme cardiaque.

    PHARMACOCINETIQUE

    Distribution :
    Les trois quarts de la lévothyroxine sont liés à la Thyroxine Binding Globuline (TBG), le reste à la Thyroxine Binding Pre-Albumine (TBPA) et à l'albumine. La fraction non liée représente la forme active.
    Le passage de la barrière placentaire est très faible. Une proportion significative est éliminée dans le lait maternel.
    Métabolisme, excrétion :
    La demi-vie de la lévothyroxine est de 6 à 7 jours. La lévothyroxine est dégradée de la même façon que l'hormone endogène. Il se produit une désiodation et une transformation en triiodothyronine puis en diiodothyronine et mono-iodothyronine. Une glycuroconjugaison et sulfoconjugaison essentiellement hépatiques intervenant aux diverses étapes, les métabolites sont excrétés par la bile et les fèces ou par voie rénale.



    Voir aussi:

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