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ALDACTAZINE

    Pfizer
    ALDACTAZINE

    ALDACTAZINE®   

    Spironolactone - Altizide. 

    IDENTIFICATION DU MEDICAMENT

    FORMES ET PRÉSENTATIONS
    Comprimé pellicule sécable oblong.
    Boite de 30 cp.

    COMPOSITION
    Spironolactone micronisée  25,00 mg.
    Altizide  15,00 mg. 
    Excipients : lactose monohydraté, amidon de riz, laurylsulfate de sodium, polyméthacrylate de potassium, stéarate de magnésium.
    Pelliculage : Copolymère de méthacrylates alcalins (Eudragit E100 ®), pour un comprimé pellicule sécable oblong de 181 mg.

    CLASSE PHAMACOTHERAPEUTIQUE
    DIURETIQUE THIAZIDIQUE ET DIURETIQUE EPARGNEUR POTASSIQUE EN ASSOCIATION.

    INDICATIONS

    • Hypertension artérielle.
    • oedèmes d'origine rénale, cardiaque et hépatique.

    POSOLOGIE ET MODE D'ADMINISTRATION

    • Hypertension artérielle : 
    1/2 à 1 comprimé par jour. Le traitement est initié à la dose d'un 1/2 comprimé par jour, en cas d'inefficacité, après 6 à 8 semaines de traitement, la posologie est augmentée à 1 comprimé/jour.

    • oedèmes d'origine cardiaque et rénale :

    - traitement d'attaque : 3 à 4 comprimés par jour.
    Ces doses seront ensuite abaissées en fonction de la réponse du malade.
    - traitement d'entretien : 1 à 2 comprimés par jour.

    oedèmes d'origine hépatique :
    - traitement d'attaque : 4 à 6 comprimés par jour.
    - traitement d'entretien : 1 à 2 comprimés par jour.
    Dans le cas des oedèmes, ces doses seront adaptées à la réponse obtenue (diurèse, poids) et au bilan électrolytique du malade.

    CONTRE-INDICATIONS

    - Insuffisance rénale sévère ou aiguë notamment : anurie, dysfonctionnement rénal à évolution rapide. 
    - Stade terminal de l'insuffisance hépatique.
    - Hyperkallémie.
    - Hypersensibilité aux sulfamides.
    - Hypersensibilité à la Spironolactone.
    Ce médicament est généralement déconseillé chez le cirrhotique, quand la natrémie est inférieure à 125 mmol/l et chez les sujets susceptibles de présenter une acidose.

    MISES EN GARDE et PRÉCAUTIONS D'EMPLOI

    MISES EN GARDE
    - Risque d'encéphalopathie hépatique en cas d'atteinte hépatique, surtout quand la natrémie est inférieure à 125 mmol/l et chez les sujets susceptibles de présenter une acidose. Dans ce cas, l'administration de cette association diurétique doit être immédiatement interrompue.
    - En cas de diabète, l'hyperglycémie favorise le risque d'hyperkaliémie.

    PRÉCAUTIONS D'EMPLOI
     Equilibre hydroélectrolytique :
    Kaliémie :
    l'association d'un diurétique épargneur de potassium et d'un natriurétique n'exclut pas la survenue d'une hyperkaliémie ou d'une hypokaliémie.
    Le risque de survenue d'une hypokaliémie (< 3,5 mmol/l) doit être prévenu dans certaines populations à risque comme les sujets âgés et/ou dénutris et/ou polymédiqués, les cirrhotiques avec oedèmes et ascite, les coronariens, les insuffisants cardiaques. En effet, dans ces cas, l'hypokaliémie majore la toxicité cardiaque des digitaliques et le risque de troubles du rythme. Les sujets présentant un espace QT long sont également à risque, que l'origine en soit congénitale ou iatrogénique. L'hypokaliémie (de même que la bradycardie) agit alors comme facteur favorisant la survenue de troubles du rythme sévères (en particulier des torsades de pointes potentiellement létales).
    Le risque de survenue d'une hyperkaliémie (> 5,5 mmol/l) paraît plus faible, mais il doit néanmoins être présent à l'esprit, notamment chez le sujet âgé et/ou polymédiqué et/ou diabétique (en particulier lorsque la glycémie est mal contrôlée) ; le risque est substantiel chaque fois que la fonction rénale est altérée.
    Dans tous les cas, des contrôles plus fréquents de la kaliémie sont nécessaires. Le premier contrôle du potassium plasmatique doit être effectué au cours de la semaine qui suit la mise en route du traitement.
    Natrémie :
    Elle doit être contrôlée avant la mise en route du traitement, puis à intervalles réguliers par la suite plus particulièrement chez les sujets âgés et les cirrhotiques chez lesquels l'administration est déconseillée lorsque la natrémie est inférieure à 125 mmol/l.
    Calcémie :
    Les diurétiques thiazidiques et apparentés peuvent diminuer l'excrétion urinaire du calcium et entraîner une augmentation légère et transitoire de la calcémie. Une hypercalcémie franche peut être en rapport avec une hyperparathyroïdie méconnue (interrompre le traitement avant d'explorer la fonction parathyroïdienne).

    Acidose :
    L'administration est déconseillée chez les sujets susceptibles de présenter une acidose.

    Glycémie :
    En cas de diabète, l'hyperglycémie favorise le risque d'hyperkaliémie. Il importe de contrôler la glycémie.

    Acide urique :
    Chez les patients goutteux ou hyperuricémiques, la tendance aux accès de goutte peut être augmentée.

    Fonction rénale :
    La spironolactone et l'altizide ne sont pleinement efficaces que lorsque la fonction rénale est normale ou peu altérée (créatininémie inférieure à des valeurs de l'ordre de 25 mg/l soit 220 µmol/l pour un adulte).
    Chez le sujet âgé, la valeur de la créatininémie peut être faussement rassurante quant à la fonction rénale ; celle-ci peut être mieux évaluée par un ionogramme ou une formule comme celle de Cockcroft qui tient compte de l'âge, du poids et du sexe :
    Clcr = [ (140 - âge) × poids ] / [ 0,814 x créatininémie ]
    avec l'âge exprimé en années, le poids en kg, la créatininémie en µmol/l).
    Cette formule est valable pour les sujets de sexe masculin et doit être corrigée pour les femmes en multipliant le résultat par 0,85.
    L'hypovolémie, secondaire à la perte d'eau et de sodium induite par le diurétique en début de traitement, entraîne une réduction de la filtration glomérulaire. Il peut en résulter une augmentation de l'urée sanguine et de la créatininémie. Cette insuffisance rénale fonctionnelle transitoire est sans conséquence chez le sujet à fonction rénale normale mais peut aggraver une insuffisance rénale préexistante.

    Anesthésie :
    Prudence au cours de l'anesthésie : la sensibilité à la noréphédrine peut être diminuée, celle à la tubocurarine peut être augmentée.

    SPORTIFS
    L'attention des sportifs est attirée sur le fait que cette spécialité contient un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage.

    INTERACTIONS

    • Associations contre-indiquées (excepté s'il existe une hypokaliémie) : 
    Autres diurétiques hyperkaliémiants. Sels de potassium.
    • Associations déconseillées :

    Lithium. Médicaments non antiarythmiques donnant des torsades de pointes (astémizole, bépridil, érythromycine IV, halofantrine, pentamidine, sparfloxacine, sultopride, terfénodine, vincamine) Inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine (IEC) (sauf s'il existe une hypokaliémie) Tacrolimus.
    • Associations faisant l'objet de précautions d'emploi :

    A.I.N.S. (voie générale), salicylés à forte dose Autres hypokaliémiants : amphotericine B (voie IV), gluco et minéralocorticoides (voie générale), tétracosactide, laxatifs stimulants Baclofène Digitaliques Médicaments antiarythmiques donnant des torsades de pointes : antiarythmiques du groupe la (quinidine, hydroquinidine, disopyramide), amiodarone, brétylium, sotalol. Metformine Produits de contrastes iodés
    • Associations à prendre en compte :

    Antidépresseurs imipraminiques, Calcium (sels de) Ciclosporine Corticoïdes.

    GROSSESSE et ALLAITEMENT

    Grossesse : L'administration de ce produit est déconseillée. Les diurétiques peuvent entraîner une ischémie foetoplacentaire avec un risque d'hypotrophie foetale. 
    Allaitement : ne doit pas être utilisé en période d'allaitement.

    EFFETS INDÉSIRABLES

    Liés à la spironolactone :
    Ces effets indésirables ont été observés chez l'adulte : une gynécomastie, réversible à l'arrêt de l'administration de la spironolactone ; cependant, dans de rares cas elle peut persister.
    Effets indésirables rares et généralement réversibles à l'arrêt de la thérapeutique: Impuissance chez l'homme, troubles des régles chez la femme, intolérance digestive, éruption cutanée, somnolence.
    Au plan biologique : Sous spironolactone, la kaliémie peut augmenter modérément. Des hyperkaliémies plus marquées sont rapportées chez l'insuffisant rénal et chez les patients sous supplémentation potassique ou sous IEC : bien que dans leur grande majorité, ces hyperkaliémies soient asymptomatiques, elles doivent être rapidement corrigées. En cas d'hyperkaliémie, le traitement par spironolactone sera arrêté. Ces troubles sont habituellement réversibles à l'arrêt du traitement.

    Liés à l'altizide :
    Les effets indésirables biologiques ou cliniques sont la plupart dose-dépendants et peuvent être réduits par la recherche de la dose minimale efficace, en particulier dans l'hypertension artérielle.
    Les diurétiques thiazidiques et apparentés peuvent entraîner :
    Au plan biologique :

    - une déplétion potassique avec hypokaliémie, notamment en cas de diurèse intensive, et particulièrement grave dans certaines populations à risque (cf. Précautions d'emploi),

    - une hyponatrémie avec hypovolémie à l'origine d'une déshydratation et d'une hypotension orthostatique. La perte concomitante d'ions chlore peut secondairement entraîner une alcalose métabolique compensatrice : l'incidence et l'amplitude de cet effet sont faibles.

    - une élévation de l'uricémie et de la glycémie au cours du traitement: l'emploi de ces diurétiques sera soigneusement discuté chez les sujets goutteux et diabétiques.

    - des troubles hématologiques, beaucoup plus rares, thrombocytopénie, leucopénie, agranulocytose, aplasie médullaire, anémie hémolytique.

    - une hypercalcémie exceptionnelle,

    Au plan clinique :

    - en cas d'insuffisance hépatique, possibilité de survenue d'encéphalopathie hépatique (cf. Contre-indications et Mises en garde).

    - réactions d'hypersensibilité, essentiellement dermatologiques, chez des sujets prédisposés aux manifestations allergiques et asthmatiques.

    - éruptions maculopapuleuses, purpura, possibilité d'aggravation d'un lupus érythémateux aigu disséminé préexistant.

    - nausées, constipation, vertiges, asthénie, paresthésies, céphalées, rarement constatées et cédant le plus souvent à une réduction de la posologie.

    - exceptionnellement pancréatite.

    SURDOSAGE

    Les signes de l'intoxication aiguë se manifestent surtout par des désordres hydro-électrolytiques (hyponatrémie, hypokaliémie). 
    Au plan clinique : possibilité de nausées, vomissements, hypotension artérielle, crampes, vertiges, somnolence, état g confusionnel, polyurie ou oligurie allant jusqu'à l'anurie (par hypovolémie).
    Les premières mesures consistent à éliminer rapidement le ou les produits g ingérés par lavage gastrique et/ou administration de charbon activé puis à restaurer l'équilibre hydroélectrolytique dans un centre spécialisé
    .



    Voir aussi:

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