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RODOGYL

    Sanofi aventis
    RODOGYL  

    Spiramycine-métronidazole.

    IDENTIFICATION DU MEDICAMENT

    FORMES ET PRÉSENTATIONS
    Comprimé pellicule (blanc): Étui de 20, sous plaquette thermoformée.

    COMPOSITION
    Spiramycine (DCI) p cp : 750 000 UI
    Métronidazole (DCI) : 125 mg
    Excipients:amidon de maïs, povidone K 30, croscarmellose sodique, silice colloïdale anhydre, sorbitol, stéarate de magnésium, cellulose microcristalline. Pelliculage : hypromellose, dioxyde de titane, macrogol 6000.

    CLASSE PHAMACOTHERAPEUTIQUE
    Association d'antibactériens de la famille des macrolides et de la famille des imidazolés.

    INDICATIONS

    • Traitement curatif:
    Les indications sont limitées aux infections stomatologiques aiguës, chroniques ou récidivantes : abcès dentaires, phlegmons, cellulites périmaxillaires, péricoronarites, gingivites, stomatites, parodontites, parotidites, sous-maxillites.
    • Traitement préventif :
    Traitement préventif des complications infectieuses locales postopératoires en chirurgie odontostomatologique. L'efficacité dans la prévention de l'endocardite infectieuse n'a pas été démontrée.

    POSOLOGIE ET MODE D'ADMINISTRATION

    ♦ Traitement curatif :
    Adulte : 4 à 6 comprimés par jour en 2 ou 3 prises, au cours des repas (soit : 3 à 4,5 M UI de spiramycine et 500 à 750 mg de métronidazole).
    Dans les cas sévères, la posologie peut être portée à 8 comprimés par jour.
    Enfant : 6 à 10 ans : 2 comprimés par jour (soit 1,5 M UI de spiramycine et 250 mg de métronidazole).
               10 à 15 ans : 3 comprimés par jour (soit 2,25 M UI de spiramycine et 375 mg de métronidazole).

    ♦ Traitement préventif des complications infectieuses locales postopératoires en chirurgie odontostomatologique :
    Adulte : 4 à 6 comprimés par jour en 2 ou 3 prises, au cours des repas.
    Enfant :  6 à 10 ans : 2 comprimés par jour (soit 1,5 M UI de spiramycine et 250 mg de métronidazole).
                  
    10 à 15 ans : 3 comprimés par jour (soit 2,25 M UI de spiramycine et 375 mg de métronidazole).

    CONTRE-INDICATIONS

    Absolues :
    - Hypersensibilité aux imidazoles, à la spiramycine et/ou à l'un des excipients.
    - Enfant de moins de 6 ans, en raison de la forme pharmaceutique.

    Relatives :
    Disulfirame, alcool et médicaments contenant de l'alcool : cf Interactions.

    MISES EN GARDE et PRÉCAUTIONS D'EMPLOI

    MISES EN GARDE
    • Éviter les boissons alcoolisées : effet antabuse (cf Interactions).
    Interrompre le traitement en cas d'ataxie, de vertiges, de confusion mentale.
    • En raison de la présence de métronidazole, tenir compte du risque d'aggravation de l'état neurologique chez les malades atteints d'affections neurologiques centrales et périphériques sévères, chroniques ou évolutives.
    • En raison de la présence de sorbitol, ce médicament est contre-indiqué en cas d'intolérance au fructose.

    PRÉCAUTIONS D'EMPLOI
    • De très rares cas d'anémie hémolytique ayant été rapportés chez les patients ayant un déficit en glucose-6-phosphate-déshydrogénase ; l'utilisation de la spiramycine dans cette population de patients n'est pas recommandée. En cas d'antécédents de troubles hématologiques, de traitement à forte dose et/ou de traitement prolongé, il est recommandé de pratiquer régulièrement des examens sanguins, particulièrement contrôle de la formule leucocytaire. En cas de leucopénie, l'opportunité de la poursuite du traitement dépend de la gravité de l'infection.
    • En cas de traitement prolongé, surveiller l'apparition de signes évocateurs d'effet indésirable à type de neuropathies centrale ou périphérique (paresthésies, ataxie, vertige, crises convulsives).

    LISTE DES EXCIPIENTS DONT LA CONNAISSANCE EST NÉCESSAIRE POUR UNE UTILISATION SANS RISQUE CHEZ CERTAINS PATIENTS Sorbitol.

    INTERACTIONS

    ♦ Liée à la spiramycine :
    A prendre en compte : Lévodopa, associée à la carbidopa : inhibition de l'absorption de la carbidopa avec diminution des concentrations plasmatiques de la lévodopa. Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de la lévodopa.

    ♦ Liées au métronidazole :
    Déconseillées :
    + Disulfirame : bouffées délirantes, étatconfusionnel.
    + Alcool : effet antabuse (chaleur, rougeurs, vomissements, tachycardie). Éviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'alcool.
    Nécessitant des précautions d'emploi :
    + Anticoagulants oraux : augmentation de l'effet de l'anticoagulant oral et du risque hémorragique (diminution de son métabolisme hépatique). Contrôle plus fréquent du taux de prothrombine et surveillance de l'INR. Adaptation de la posologie de l'anticoagulant oral pendant le traitement parce médicament et 8 jours après son arrêt.
    A prendre en compte :
    + Fluoro-uracile: augmentation de la toxicité du fluoro-uracile par diminution de sa clairance.
    Examens paracliniques : Le métronidazole peut immobiliser les tréponèmes et donc faussement positiver un test de Nelson.
    Problèmes particuliers du déséquilibre de l'INR :
    De nombreux cas d'augmentation de l'activité des anticoagulants oraux ont été rapportés chez des patients recevant des antibiotiques. Le contexte infectieux ou inflammatoire marqué, l'âge et l'état général du patient apparaissent comme des facteurs de risque. Dans ces circonstances, il apparaît difficile de faire la part entre la pathologie infectieuse et son traitement dans la survenue du déséquilibre de l'INR. Cependant, certaines classes d'antibiotiques sont davantage impliquées : il s'agit notamment des fluoroquinolones, des macrolides, des cyclines, du cotrimoxazole et de certaines céphalosporines.

    GROSSESSE et ALLAITEMENT

    Grossesse : L'utilisation de ce médicament peut être envisagée au cours de la grossesse si besoin quel qu'en soit le terme.
    Métronidazole : En clinique, l'analyse d'un nombre élevé de grossesses exposées n'a apparemment révélé aucun effet malformatif ou foetotoxique particulier du métronidazole. Toutefois, seules des études épidémiologiques permettraient de vérifier l'absence de risque. Les études chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène du métronidazole.
    Spiramycine : L'utilisation de la spiramycine peut être envisagée au cours de la grossesse si besoin. En effet, l'utilisation large de la spiramycine au cours de la grossesse n'a pas révélé, à ce jour, d'effet malformatif ou foetotoxique de cette molécule.

    Allaitement : Le métronidazole et la spiramycine passant dans le lait maternel, éviter l'administration de ce médicament pendant l'allaitement.

    EFFETS INDÉSIRABLES

    ♦ Liés à la spiramycine :
    Système gastro-intestinal : gastralgies, nausées, vomissements, diarrhée et très rares cas de colites pseudo-membraneuses.
    Peau et annexes : éruptions, urticaire, prurit ; très rarement oedème de Quincke, chocs anaphylactiques.
    Système nerveux central et périphérique : paresthésies occasionnelles et transitoires.
    Manifestations hépatiques : très rares cas d'anomalies des tests hépatiques.
    Lignée sanguine : de très rares cas d'anémie hémolytique ont été rapportés (cf Mises en garde/Précautions d'emploi).

    ♦ Liés au métronidazole :
    Système gastro-intestinal : troubles digestifs bénins (douleurs épigastriques, nausées, vomissements, diarrhée) ; glossite avec sensation de sécheresse de la bouche, stomatite, goût métallique, anorexie ; exceptionnellement, cas de pancréatites réversibles à l'arrêt du traitement.
    Peau et annexes : bouffées congestives, prurit, éruption cutanée parfois fébrile ; urticaire, oedème de Quincke, exceptionnellement choc anaphylactique.
    Système nerveux central et périphérique : céphalées ; neuropathies sensitives périphériques ; convulsions, vertiges, ataxie.
    Troubles psychiatriques : confusion, hallucinations. Lignée sanguine : très rares cas de neutropénie, d'agranulocytose, et de thrombopénie.
    Manifestations hépatiques : très rares cas d'anomalies réversibles des fonctions hépatiques et d'hépatites cholestatiques.
    Divers : apparition d'une coloration brun rougeâtre des urines due à la présence de pigments hydrosolubles provenant du métabolisme du produit.

    SURDOSAGE :

    ll n'existe pas d'antidote spécifique pour la spiramycine ni le métronidazole. En cas de surdosage, le traitement est symptomatique.
    • Troubles liés à la spiramycine : Il n'y a pas de dose toxique connue pour la spiramycine. Les signes attendus à forte dose sont digestifs : nausées, vomissements, diarrhée. Des cas d'allongement de l'intervalle QT régressifs à l'arrêt du traitement ont été observés chez des nouveau-nés traités à de fortes doses de spiramycine et après administration intraveineuse de spiramycine chez les sujets à risque d'allongement de l'intervalle QT. En cas de surdosage en spiramycine, un ECG est donc recommandé pour mesure de l'intervalle QT, ce d'autant qu'il existe d'autres facteurs de risque associé (hypokaliémie, allongement congénital de l'intervalle QTc, association aux médicaments prolongeant l'intervalle QT et/ou donnant des torsades de pointes).
    • Troubles liés au métronidazole : Des cas d'administration d'une dose unique jusqu'à 12 g ont été rapportés lors de tentatives de suicide et de surdosage accidentel. Les symptômes se sont limités à des vomissements, ataxie et légère désorientation.



    Voir aussi:

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